Ce que vivent mes patients, c’est ce paradoxe difficile à comprendre de l’extérieur : « Je suis épuisé(e) mais je n’arrive pas à dormir. » Cette phrase, ils la répètent souvent avec incompréhension, et parfois même avec honte. Pourtant, c’est une réalité très fréquente en cas d’insomnie chronique. Ce n’est ni un manque de volonté, ni une exagération : le corps est vidé, mais le sommeil ne vient plus.