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J’ai tout essayé pour dormir… et pourtant je dors toujours mal

  • Photo du rédacteur: Camille JULIE
    Camille JULIE
  • 12 janv.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 janv.


Illustration en style papier découpé : une petite personne en pyjama est allongée sur une grande table entourée de nombreux objets liés au sommeil (tisane, carnet, compléments, horloge...). L’image symbolise l’accumulation de tentatives pour lutter contre l’insomnie.
Rituels, tisanes, compléments… Tout s’accumule, sauf le sommeil.

 résumé

Quand on dort mal depuis longtemps, essayer devient difficile. Beaucoup de patients dès le premier échanges téléphoniques, me disent avoir tout essayé et avoir peur qu’une nouvelle tentative ne fonctionne pas. Cette peur est compréhensible. Et pourtant, le sommeil peut parfois se reconstruire, progressivement, autrement.

Dans cet article :

  • « J’ai tout essayé » : une phrase que j’entends très souvent

  • La peur d’essayer encore quand on dort mal depuis longtemps

  • Pourquoi le parcours autour du sommeil est souvent déroutant

  • Accumuler des solutions sans retrouver le sommeil

  • Se décoller peu à peu de l’étiquette d’« insomniaque »

  • Le rôle central de la confiance dans le retour du sommeil

  • Et si le sommeil pouvait, malgré tout, se transformer




1. « J’ai tout essayé… je dors mal ... et j’ai peur d’essayer encore »


Quand les personnes me contactent pour la première fois, il y a une phrase que j’entends très souvent au téléphone. Elle arrive parfois tout de suite, parfois après quelques minutes :

« J’ai l’impression d’avoir tout essayé… et j’ai peur d’essayer encore quelque chose qui ne marcherait pas. »

Cette phrase ne parle pas seulement du sommeil. Elle parle surtout de la peur d’un nouvel échec.

Quand on dort mal depuis longtemps, chaque tentative demande de l’énergie. Et chaque déception laisse une trace.


2.Pourquoi l’impression d’avoir « tout essayé » est si fréquente


Si beaucoup de personnes ont le sentiment d’avoir tout essayé pour dormir, ce n’est pas seulement lié à leur situation personnelle.

Cela tient aussi au fait que le sommeil est un domaine encore peu structuré et peu identifié dans le parcours de soins.

Quand on a mal au dos, le chemin est souvent clair : médecin, puis kinésithérapeute ou ostéopathe. Pour le sommeil, c’est rarement le cas.


Il existe peu de professionnels spécifiquement formés aux troubles du sommeil, et ces métiers sont encore mal connus. Beaucoup de personnes n’ont tout simplement pas l’idée de chercher un accompagnement spécialisé, et se retrouvent à essayer, au fil du temps, différentes approches, parfois utiles, parfois insuffisantes, mais rarement coordonnées entre elles.


À cela s’ajoute le fait que les troubles du sommeil sont multiples et très individuels. Ce qui a aidé un proche, un collègue ou un ami ne fonctionne pas forcément pour soi — non pas parce que l’on est « cassé », mais parce que les mécanismes en jeu ne sont pas les mêmes.


Cette errance thérapeutique, souvent longue et fatigante, finit par éroder la confiance. Et elle renforce une croyance douloureuse :

« si rien n’a marché jusqu’ici, c’est que le problème vient de moi. »

3. « J’ai tout essayé » : ce que cela signifie vraiment


Dire « j’ai tout essayé » veut souvent dire :

  • multiplié les solutions

  • suivi de nombreux conseils

  • fait des efforts sincères, souvent dans l’urgence

Médicaments, compléments, applications, règles strictes, changements d’horaires…Tout cela demande beaucoup d’investissement.

Mais essayer beaucoup de choses n’est pas la même chose que reconstruire le sommeil dans sa globalité.


4. L’étiquette d’« insomniaque »


Avec le temps, beaucoup de personnes finissent par se définir ainsi :« je dors mal... je suis insomniaque. »

Cette étiquette explique tout :

  • la fatigue

  • l’anticipation des nuits

  • la peur du coucher

Elle rassure, d’une certaine manière. Mais elle enferme aussi.

Le sommeil n’est pas une identité. C’est une fonction vivante, sensible, influencée par de nombreux facteurs — et donc capable d’évoluer.


5. « Je n’y croyais plus… et pourtant »


Certaines personnes me disent, après coup, qu’elles n’y croyaient plus vraiment au moment du premier contact. Elles avaient peur d’essayer encore.

Et pourtant, avec le temps :

  • le rapport aux nuits a changé

  • l’angoisse s’est apaisée

  • le sommeil a commencé à évoluer puis revenir

Pas toujours rapidement. Pas toujours de façon linéaire.

Mais suffisamment pour se décoller peu à peu cette étiquette d’« insomniaque ».


6. Retrouver confiance dans la capacité à dormir


Quand les personnes me contactent, elles ont souvent perdu quelque chose d’essentiel : la confiance dans leur capacité à dormir.

Après des mois, parfois des années d’insomnie, beaucoup finissent par penser que leur sommeil est « cassé ». Que leur corps ne sait plus faire. Ou qu’elles sont différentes des autres.

Cette croyance est très forte. Et elle entretient, à elle seule, une grande partie des difficultés.

Or, dans la grande majorité des situations que je rencontre, les structures du sommeil sont toujours là. Le corps sait dormir.

Mais la peur de ne pas dormir, l’hypervigilance, et les schémas installés au fil du temps viennent empêcher ce processus naturel de se dérouler.

Une part importante de mon travail consiste alors à transmettre la confiance que j’ai dans le fait que le sommeil peut revenir. Cette confiance ne repose pas sur une promesse abstraite, mais sur mon expérience :celle d’avoir accompagné des personnes qui dormaient mal depuis très longtemps — parfois depuis 15, 20 ou 30 ans — et chez qui le sommeil a pu évoluer.

Peu à peu, quand cette confiance commence à se déplacer — du thérapeute vers la personne elle-même — la peur diminue. Les mécanismes de l’insomnie se desserrent. Et le sommeil peut reprendre sa place.

Ce travail se fait progressivement, à partir de là où chacun en est. La transmission de cette confiance ne constitue pas l’ensemble de mon accompagnement, mais elle en est un socle essentiel.

Il ne s’agit pas de forcer le sommeil, mais de recréer les conditions pour qu’il puisse, à nouveau, émerger.


7. Si cette peur vous parle


Si vous vous reconnaissez dans cette phrase« J’ai tout essayé, je dors mal et j’ai peur que rien ne marche pour moi »sachez que vous n’êtes pas seul·e.

Cette peur est fréquente. Elle est légitime. Et elle fait souvent partie du point de départ.

Si vous souhaitez en parler, je propose un premier échange pour voir si cet accompagnement peut vous convenir, et si nous pouvons travailler ensemble, à votre rythme.


Si vous êtes dans ce cercle vicieux depuis longtemps, vous n’avez pas besoin de tout faire seul(e). Je peux vous aider à comprendre ce qui vous empêche de dormir, et vous guider pas à pas pour réapprendre à dormir naturellement.


Je vous propose un premier échange gratuit de 10 minutes : un temps court mais précieux, pour voir ensemble si je peux vous aider.


En attendant, prenez soin de vos nuits (et de vos jours)


Camille JULIÉ, Thérapeute des troubles du sommeil


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